Une popularité sans précédent

En 1998, le nombre de pratiquants du Falun Gong en Chine avait dépassé les 60 millions. Ce fait démontrait une popularité sans précédent.

Le soutien au Falun Gong atteint un point tel qu’en 1994, le Comité National des Sports Chinois, le Ministère de la Santé Publique, et l’Institut de Recherches Scientifiques sur le Qigong proposèrent de mettre en place une « organisation scolastique » pour coordonner l’enseignement du Falun Gong et sa promotion à l’échelle nationale. Li Hongzhi, pourtant, déclina l’offre. La pratique du Falun Gong devait rester le choix libre de chaque individu. Aucune institution ne pouvait faire naître le souhait sincère de « travailler le corps et l’esprit ». Il ne servait donc à rien d’inciter le peuple chinois à pratiquer le Falun Gong.

Début 1995, l’ambassade de Chine à Paris annonçait l’invitation d’un « grand maître de qigong ». Il donnerait à l’ambassade des conférences pour les citoyens chinois d’outremer. Le Falun Gong arriva ainsi en France.

Une croissance exponentielle

En 1998, le nombre de pratiquants du Falun Gong en Chine avait dépassé les 60 millions. Une popularité d’une telle ampleur et d’une telle rapidité est sans précédent. Les autorités chinoises ont assisté à une « explosion », un accroissement exponentiel, jusque dans les provinces les plus reculées de Chine, de la pratique du Falun Gong. Mais ce fut une explosion silencieuse : les personnes pratiquaient de la méditation, gagnaient en moralité et en santé, et ne demandaient rien. Deux enquêtes menées par le Ministère de la Sécurité Publique en 1997 et 1998 conclurent que le Falun Gong n’avait pas de potentiel subversif.

Le Falun Gong continua donc à être pratiqué assez paisiblement à cette époque. Les pratiquants se comptaient dans toutes les couches sociales. On traouvait aussi bien des ouvriers et des paysans que des membres du gouvernement, des scientifiques et des militaires.

Un effet positif sur la santé

A cette même époque, plusieurs études épidémiologiques réalisées à Pékin, Shanghai et Dalian, relevèrent l’effet positif sur la santé. Elles montrèrent une amélioration nette de la santé de près de 90 % des pratiquants de Falun Gong. L’effet allait de la disparition partielle à la disparition totale des symptômes de maladies contractées avant le début de leur pratique. En 1998, une étude épidémiologique établissait qu’à Dalian, la pratique du Falun Gong « pouvait revendiquer d’énormes économies par la diminution de l’utilisation de médicaments. » Cette étude montrait que les dépenses de santé annuelles par personne avaient chuté de 2 409 yuans du fait de la pratique du Falun Gong.

Cela fit dire au Directeur de la Commission Nationale des Sports : « Si cent millions de personnes pratiquent le Falun Gong, c’est cent milliards de yuans économisés chaque année en dépenses de santé ».