La transmission publique du Falun Gong

Le Falun Gong a été transmis publiquement à partir de 1992 d’abord à Changchun puis dans toute la Chine et enfin dans le monde entier.

L’homme à l’origine de la transmission du Falun Gong est Li Hongzhi. Il est né le 13 mai 1951 dans la ville de Gongzhuling, province de Jilin. Il a lui-même reçu cet enseignement très particulier pendant sa jeunesse, de maîtres bouddhistes et taoïstes.

Li Hongzhi accueilli par des pratiquants de Falun Gong à Dalian en juillet 1994
Li Hongzhi accueilli par des pratiquants de Falun Gong à Dalian en juillet 1994

En tant que Maître reconnu et promu par l’association nationale du qigong, Li Hongzhi fut invité comme intervenant aux grands Congrès Asiatiques sur la Santé à Pékin, en 1992 et 1993. Il y reçut des louanges dithyrambiques. Le Falun Gong fut nommé en 1992 « école de qigong vedette ». En 1993, les « Prix d’avancée scientifique » et « Prix du Maître de qigong le plus acclamé », hautement convoités, furent attribués à Li Hongzhi.

Un immense renouveau

Dans une société que les analystes les plus réservés décrivaient comme gangrenée par la corruption, la transmission du Falun Gong était un immense renouveau. Enseigné gratuitement dans toute la Chine, il prônait la vertu comme préalable nécessaire au développement de l’énergie – le gong. On vit alors des fonctionnaires commencer à refuser les habituels pots-de-vin, des employés rapporter dans les usines les choses qu’ils y avaient volées. La tension sociale commença à se relâcher… En septembre 1993, la fondation anti-crime chinoise envoya une lettre de remerciement officielle.  Marque forte de reconnaissance, le très officiel journal du Ministère de la Sécurité Publique Chinois la publia. Il indiqua qu’on ne pouvait que louer la contribution de Li Hongzhi et du Falun Gong « dans la protection de l’ordre social et de la sécurité, et dans la promotion de la droiture sociale. »

Une pratique simple

Cette pratique a d’abord surpris le public par sa simplicité. Elle consiste en effet en seulement 5 séries d’exercices :

  1. « Bouddha étend ses mille bras » : des mouvements d’étirement dégageant la circulation d’énergie dans les méridiens
  2. « Porter le Falun » : un exercice de méditation pratiqué debout
  3. « Relier les deux pôles » : un exercice basé sur des mouvements souples de bras le long du corps
  4. « Le Circuit Céleste de Falun » : une circulation répétée des mains de la face « Yin » à la face « Yang » du corps
  5. « Le renforcement des Shentong » : un exercice de méditation en position assise

Le succès d’une transmission

Le Falun Gong, comme beaucoup de méthodes de qigong, utilise des mouvements lents et souples, voire des postures immobiles. La plupart des autres méthodes travaillent le qi (souffle intérieur), contrôlent la respiration et s’exercent par l’imitation des mouvements d’animaux. Le Falun Gong a recours à des mécanismes énergétiques différents.

Il bénéficie aussi d’un avantage dans le contexte de la vie moderne. Chacun peut pratiquer les exercices n’importe quand et pour la durée de son choix, individuellement ou en groupe.

Le Falun Gong a sans doute aussi attiré par sa grande efficacité et l’absence de structure et de formalisme. Les exercices sont simples à apprendre et accessibles à tous les âges et à toutes les conditions physiques. Cela a rendu l’accès au qigong possible au plus grand nombre.

Enfin, la transmission du Falun Gong était dès le départ basée sur le bénévolat, avec pour principe d’être totalement gratuit pour tous. Il a également complètement rompu avec la notion de qigong thérapeutique. Il insiste sur le fait que, si la pratique est bénéfique pour la santé, elle n’a absolument pas pour finalité de guérir les maladies.

La plus grande particularité du Falun Gong a été de renouer avec les fondements historiques du qigong, c’est-à-dire l’idée d’élévation spirituelle, laissée de côté au moment de la Révolution Culturelle. C’est pourquoi la connaissance des principes de la pratique est au moins aussi importante que les mouvements eux-mêmes. C’est aussi pour cela qu’elle inclut des critères de moralité et d’altruisme.