Camps de travaux forcés, tortures

« Sous une pression intense pour refouler le flux des protestataires se dirigeant vers Beijing, les fonctionnaires de Weifang ont envoyé des unités de police à Beijing, ont tenu leur propre prison là-bas et ont envoyé les détenus dans des « centres de transformation » dans leur province d’origine. Ils y ont été battus jusqu’à ce qu’ils aient renoncé à leur foi, ou sont morts. La férocité de la police de ces centres n’a fait qu’augmenter après que les fonctionnaires de plus haut niveau aient commencé à imposer des amendes à leurs subalternes. »
Wall Street Journal, 26 décembre 2000

Les organes centraux du parti communiste chinois tiennent chaque région directement responsable de la répression des appels publics pour le Falun Gong provenant de leurs provinces respectives. Selon les sources du Wall Street Journal, si un seuil indiqué est dépassé, les fonctionnaires locaux seront critiqués par leurs supérieurs et forcés d’écrire des rapports « d’auto-critique », et feront face souvent à des pénalités financières ou à d’autres punitions.

Les fonctionnaires locaux, à leur tour, appliquent la même méthode pour repousser la responsabilité vers le bas jusqu’aux villes, et finalement jusqu’aux commissariats de police, aux chefs de police et aux policiers qui administrent les tortures.

– « Rééducation » qui consiste forcer les victimes à regarder et écouter des vidéos diffamant le Falun Gong pendant des périodes prolongées et sans pouvoir bouger, manger ou dormir

– Passages à tabac  avec des instruments de tortures tels que des matraques électriques, fils barbelés

– Privation de sommeil prolongée  souvent pendant plusieurs jours, voire plusieurs semaines

– Gavage forcé, avec de l’eau saturée en sel ou en piments ; ceci en insérant un tube industriel dans l’estomac du détenu en passant par son nez, les tortionnaires agitent le tube pour provoquer des douleurs supplémentaires. Souvent on laisse le tube ainsi dans l’estomac du détenu pendant des heures, voire des jours durant, etc.

– Administrations de drogues non-identifiées dans les hôpitaux psychiatriques…

– Viols, mutilations sexuelles

Le rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Manfred Nowak, a publié un communiqué de presse le 2 décembre 2005, détaillant des méthodes de torture que le régime communiste. Parmi elles, les plus répugnantes incluent les décharges électriques, les brûlures de cigarette, les passages à tabac par les gardes, l’immersion dans des puits d’eaux d’égout, l’exposition à la chaleur ou au froid et la privation de sommeil, de nourriture ou  d’eau.

D’après ce même rapport, deux-tiers des cas de torture rapportés en Chine ont pour victimes des pratiquants du Falun Gong. Ils seraient encore plusieurs centaines de milliers à être détenus.

Le 20 mars 2007, dans un rapport plus détaillé, Manfred Nowak a confirmé les rumeurs de prélèvements d’organes sur des pratiquants de Falun Gong vivants et non-consentant, et a déclaré que le « prélèvement d’organes a été appliqué sur un grand nombre de pratiquants de Falun Gong non consentants dans une multitude d’endroits afin que les organes soient disponibles sur les lieux de transplantation. »