Transmission publique du Falun Gong

L’homme qui a transmis le Falun Gong, Li Hongzhi, est né le 13 mai 1951 dans la ville de Gongzhuling, province de Jilin, et a lui-même reçu cet enseignement très particulier pendant sa jeunesse, par des maîtres bouddhistes et taoïstes. Il l’a d’abord transmis à Changchun, dans le Nord-Est de la Chine, puis dans toute la Chine et dans le monde entier.

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En tant que Maître reconnu et promu par l’association nationale du qigong, M. Li Hongzhi fut invité comme intervenant aux grands Congrès Asiatiques sur la Santé à Pékin, en 1992 et 1993 et y reçut des louanges dithyrambiques ; le Falun Gong fut en 1992 nommé « école de Qigong vedette » ; en 1993, les « Prix d’avancée scientifique » et « Prix du Maître de Qigong le plus acclamé », hautement convoités, furent attribués à Monsieur Li.

Dans une société que les analystes les plus réservés décrivent comme gangrenée par la corruption, Falun Gong était un immense renouveau : transmis gratuitement dans toute la Chine, Falun Gong enseignait la Vertu comme préalable nécessaire au développement d’énergie (le « Gong »). On vit alors des fonctionnaires commencer à refuser les habituels pots-de-vin, des employés rapporter dans les usines les choses qu’ils y avaient volées, la tension sociale se relâcher…En septembre 1993, la fondation anti-crime chinoise envoya une lettre de remerciement officielle au Falun Gong.  Marque forte de reconnaissance, le très officiel journal du Ministère de la Sécurité Publique Chinois la publia, indiquant qu’on ne pouvait que louer la contribution de Li Hongzhi et du Falun Gong « dans la protection de l’ordre social et de la sécurité, et dans la promotion de la droiture sociale. »

 

La pratique du Falun Gong a d’abord surpris le public par sa simplicité. Elle consiste en effet en seulement 5 séries d’exercices :

  1. « Bouddha étend ses mille bras »
    des mouvements d’étirement dégageant la circulation d’énergie dans les méridiens
  2. « Porter le Falun »
    un exercice interne (méditatif) pratiqué debout
  3. « Relier les deux pôles »
    un exercice basé sur des mouvements souples de bras le long du corps
  4. « Le Circuit Céleste de Falun »
    une circulation répétée des mains de la face « Yin » à la face « Yang » du corps
  5. « Le renforcement des Shentong »
    un exercice de méditation en position assise

Le Falun Gong comme beaucoup de méthodes de Qigong est basé sur des mouvements lents et souples, voire sur des postures immobiles. Par contre,  à la différence de la plupart des autres méthodes qui travaillent le « qi » (souffle intérieur) , contrôlent la respiration et s’exercent par l’imitation des mouvements d’animaux, le Falun Gong a recours à des mécanismes énergétiques différents. Autre avantage dans le contexte de la vie moderne, la pratique peut être faite n’importe quand et pour la durée de son choix, individuellement ou en groupe selon la préférence de chacun.

Ces exercices, simples à apprendre et accessibles à tous les âges et à toutes les conditions physiques, ont rendu accessible le Qigong à un plus grand nombre. Le Falun Gong a sans doute aussi attiré par sa grande efficacité et l’absence de structure et de formalisme, qui en rendent l’accès facile.

Enfin, le Falun Gong s’est voulu dès le départ basé sur le bénévolat, avec pour principe d’être totalement gratuit pour tous. Il a également complètement coupé avec la notion de Qigong thérapeutique, insistant sur le fait que la pratique de Falun Gong, si elle est bénéfique pour la santé, n’a absolument pas pour finalité de guérir les maladies.

La plus grande particularité du Falun Gong a été de renouer avec les fondements historiques du Qigong, c’est-à-dire l’idée d’élévation spirituelle, laissée de côté au moment de la Révolution Culturelle. C’est pourquoi la connaissance des principes de la pratique est au moins aussi importante que les mouvements eux-mêmes, et c’est pourquoi la pratique du Falun Gong inclut des critères de moralité et d’altruisme.